Le Double Le test du double

Animer un réseau interne en dessins

Cartes, schémas, dessins : comment la facilitation graphique aide à lancer et animer un réseau social d'entreprise et à rendre visibles ses échanges.

Réseaux sociaux · Publié le · 3 min de lecture

Tableau synoptique des traits physionomiques pour l'étude du portrait parlé, Alphonse Bertillon, vers 1909

La facilitation graphique consiste à représenter visuellement, en direct ou après coup, le contenu d'une discussion ; pour un réseau social d'entreprise, elle sert à montrer ce qui s'y passe et à donner envie d'y entrer. Car un réseau social d'entreprise se lance souvent avec enthousiasme, puis se vide. Les premiers groupes s'animent, les publications se raréfient, et l'outil devient une messagerie de plus. Le problème vient rarement de la technique. Il tient à la difficulté de montrer à quoi sert l'outil et ce qui s'y passe. La facilitation graphique peut aider sur ce point.

Qu'est-ce que la facilitation graphique ?

C'est la représentation visuelle d'une discussion : idées, liens entre elles, décisions, questions ouvertes. Le résultat prend la forme d'une grande fresque, d'une carte ou d'une suite de schémas simples, avec des mots, des flèches et quelques dessins. Il n'est pas nécessaire de savoir dessiner, il faut savoir écouter et synthétiser. Le sketchnote applique la même idée à la prise de notes individuelle.

Pourquoi cela marche pour un réseau interne

  • Rendre visible ce qui est diffus. Les échanges d'un réseau interne sont éparpillés dans des fils de discussion. Une carte mensuelle des sujets abordés montre d'un coup d'œil ce que le réseau a produit.
  • Donner envie d'entrer. Une synthèse dessinée se partage et se lit plus facilement qu'un compte rendu de trois pages.
  • Clarifier l'usage. Un schéma qui montre qui publie quoi, où trouver de l'aide et quels groupes existent vaut mieux qu'un guide d'utilisation.
  • Valoriser les contributeurs. Voir son idée figurer dans une synthèse dessinée encourage à continuer.

Des usages concrets

  1. Au lancement : une fresque réalisée pendant l'atelier de présentation, publiée ensuite comme premier contenu du réseau.
  2. Pendant une réunion : une synthèse visuelle publiée dans le groupe concerné, avec un lien vers la discussion.
  3. Chaque mois : une carte des sujets les plus discutés, pour montrer la vie du réseau.
  4. Pour un projet : un schéma qui évolue au fil des contributions, et qui sert de fil conducteur.

Comment s'y mettre

Pas besoin de faire appel à un professionnel pour commencer. Quelques règles suffisent :

  • des formes simples : boîtes, flèches, personnages en bâtons ;
  • deux ou trois couleurs, pas plus ;
  • des mots-clés plutôt que des phrases ;
  • une hiérarchie visible : titre, idées principales, détails ;
  • pour publier en ligne, une tablette ou un tableau blanc numérique évite d'avoir à photographier une feuille mal éclairée.

Pour les grands moments, faire appel à un facilitateur graphique peut se justifier : il sait capter une discussion en temps réel, ce qui demande de l'entraînement.

Ce qu'il ne faut pas en attendre

Le dessin ne remplace pas l'animation, ni le travail d'acculturation des équipes aux médias sociaux. Un réseau interne vit si des personnes posent des questions, y répondent et y trouvent un intérêt pour leur travail. La facilitation graphique montre ce qui existe et donne envie d'y participer. Elle ne fabrique pas de conversations là où il n'y en a pas.

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