Le Double Le test du double

Management 2.0 : trois piliers

Le management à l'ère des outils collaboratifs tient en trois idées : relier les personnes, donner un sens commun et changer de manière de faire. Mode d'emploi.

Réseaux sociaux · Publié le · 2 min de lecture

Affiche de la Commune de Paris annonçant l'ouverture d'un bureau de placement pour les ouvriers boulangers, 9 mai 1871

Le « management 2.0 » désigne une manière d'encadrer adaptée aux outils collaboratifs et aux réseaux sociaux d'entreprise : moins de contrôle par la hiérarchie et les comptes rendus, plus de mise en relation, de partage d'information et d'autonomie. L'expression date des années 2010, mais le sujet est devenu très concret avec le travail hybride. On peut le résumer en trois piliers : une connexion, une mission, une approche.

La connexion : relier les personnes

Le premier rôle du manager n'est plus de faire circuler l'information de haut en bas : les outils le font très bien. Il est de relier les bonnes personnes entre elles, dans l'équipe et au-delà. Concrètement :

  • présenter un nouveau venu aux trois ou quatre personnes qui lui seront utiles ;
  • rendre visible qui sait quoi, par exemple dans l'annuaire ou sur le réseau interne ;
  • encourager les questions publiques plutôt que les messages privés, pour que la réponse serve à tous et reste retrouvable plus tard.

Le réseau social d'entreprise ne vit que si des managers montrent l'exemple ; c'est le sujet de parler médias sociaux en entreprise.

La mission : donner un sens commun

Plus une équipe est autonome et dispersée, plus elle a besoin d'un cap clair. Une mission formulée en une phrase, quelques objectifs explicites, des priorités écrites : sans cela, l'autonomie devient de la dispersion. Le manager vérifie régulièrement que chacun sait à quoi sert son travail et comment il s'articule avec celui des autres.

L'approche : changer de manière de faire

Enfin, le management collaboratif suppose de changer quelques habitudes :

  1. Écrire plutôt que convoquer : beaucoup de réunions peuvent devenir un document partagé commenté par chacun.
  2. Décider en transparence : expliquer comment une décision a été prise, et par qui.
  3. Valoriser le partage : reconnaître ceux qui documentent, aident et répondent, pas seulement ceux qui produisent.
  4. Accepter l'erreur visible : une équipe qui partage ses essais partage aussi ses échecs.

Des techniques visuelles comme la facilitation graphique aident à rendre ces échanges plus clairs.

Les limites

Le management collaboratif demande davantage de présence, et non moins, en particulier auprès des nouveaux arrivants : des points individuels réguliers, une attention particulière aux personnes éloignées, comme le rappelle l'article sur les pièges du télétravail. Un message sur le réseau interne ne remplace pas un appel de dix minutes quand quelqu'un décroche.

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