« Qui suivez-vous ? » est une question d'entretien qui porte sur votre veille professionnelle : les personnes, médias, newsletters ou communautés que vous lisez pour rester à jour dans votre métier. Elle paraît anodine. Elle permet pourtant au recruteur de vérifier votre curiosité, votre connaissance du secteur et la façon dont vous apprenez.
Que cherche le recruteur avec cette question ?
- Votre intérêt réel pour le métier. Quelqu'un qui suit l'actualité de son domaine en parle naturellement.
- Votre niveau. Les sources citées disent si vous suivez des débats de praticiens ou seulement des contenus grand public.
- Votre façon d'apprendre. Lire, écouter, échanger, tester : chacun a sa méthode.
- Votre esprit critique. Savoir dire pourquoi une source est utile, ou ce qu'on lui reproche, compte plus que la longueur de la liste.
Comment y répondre ?
- Citer trois ou quatre sources variées : une personne, un média spécialisé, une communauté, un événement.
- Dire ce que chacune vous apporte. « Je lis telle newsletter pour les évolutions du droit social ; je suis telle praticienne parce qu'elle publie des cas concrets. »
- Donner un exemple récent d'une idée lue et appliquée dans votre travail.
- Rester honnête. Citer un nom qu'on ne lit pas vraiment se repère dès la question suivante.
Une réponse structurée de cette façon ressemble à un exemple de la méthode STAR : un contexte, une action, un résultat.
Faut-il parler des réseaux sociaux ?
Oui, s'ils font partie de votre veille, mais en nommant les comptes ou les groupes plutôt que la plateforme. « Je suis sur LinkedIn » ne répond pas à la question. Préparez-vous aussi à ce que le recruteur aille voir ce que vous suivez et publiez : la cohérence entre votre discours et vos traces en ligne compte.
Et si l'on n'a pas de veille organisée ?
C'est le moment d'en construire une, même légère : trente minutes par semaine, quelques sources choisies, une note sur ce qu'on retient. L'article sur le test & learn en marque employeur propose une routine de veille raisonnable qui s'applique à tous les métiers.
Côté recruteur
La question est plus utile si elle est posée à tous les candidats d'un même poste et évaluée avec les mêmes critères, comme le recommande l'article L'entretien sert-il à quelque chose ?. Sinon, elle mesure surtout l'aisance à parler de soi.


